Bio Magazine : News Bio

Bienvenue dans le monde Bio

Le lycée Jean-Monnet bon élève du tri sélectif

Des poubelles distinctes ont été installées dans tout l’établissement pour le tri sélectif. (Photo Ph. M.)

Les visiteurs des portes ouvertes au lycée Jean-Monnet, samedi, croiseront une benne dans la cour de récréation. L’encombrant réceptacle a été déposé là pour rappeler le volume de déchets produit par la collectivité. Soit près de 30 mètres cubes en deux mois pour une ruche comme Jean-Monnet.

L’établissement a pris un peu d’avance sur la Semaine du développement durable pour mettre l’accent sur un nouveau projet, l’obtention du label « éco-école ». Il est décerné par l’organisme international lié à l’environnement OF3E, le même qui gère les pavillons bleus sur les plages.

« Le label existe depuis une dizaine d’années. Dans l’Académie, trois lycées se sont lancés », note André Jardin, professeur de sciences de la vie et de la terre et coordinateur de l’opération avec la documentaliste Claude Birault.

Un cadre exigeant

Ici comme ailleurs, la préoccupation environnementale n’est évidemment pas nouvelle. En témoigne, par exemple, l’utilisation de panneaux photovoltaïques.

Le label offre un cadre exigeant et reconnu qui donne du poids à la démarche. Cinq thèmes, la biodiversité, l’eau, l’alimentation, l’énergie et les déchets, doivent être abordés successivement, à raison d’une année pour chacun d’entre eux.

Le lycée cognaçais a démarré par les déchets. Un élève par classe a été désigné pour participer à un groupe de réflexion. Dans les faits, la moitié, soit une trentaine d’élèves, s’est impliquée et a proposé des réalisations. Des poubelles distinctes pour le tri sélectif se sont ainsi répandues dans les couloirs et dans les salles. Il n’y en avait jusqu’à présent qu’à la cantine et au CDI. Dans les classes, des bacs sont destinés aux seuls papiers, d’autres à la collecte des piles usagées.

Bon pour les finances

Loris, Léo et Raphaëlle, élèves de seconde, s’y prêtent volontiers. « On fait ça depuis tout petit, on baigne dedans », observent-ils.

Pour une fois, les plus difficiles à « éduquer » sont les adultes. Le tri n’est pas toujours parfait dans la salle des profs. « On essaie d’inciter à communiquer les corrigés d’exercice sur le réseau informatique, mais certains ne jurent que par le papier », note Claude Birault.

La masse qui peut être économisée est pourtant considérable. Près de 70 % du papier utilisé par le lycée finit soit dans les cartables des élèves, soit à la poubelle. L’enlèvement des déchets triés coûtant moins cher, les efforts dans ce domaine ont déjà permis d’économiser 800 ?.

Diverses actions illustrent la démarche pendant quinze jours : exposition, projections de films, visite du centre d’enfouissement de Sainte-Sévère et du centre de tri de Châteaubernard, repas bio le 2 avril, rencontre avec la coopérative Biocoop ou les associations Perennis et Charente Nature, conférence-débat sur l’impact local du réchauffement climatique par Michel Adam, avec la bénédiction des partenaires publics et privés. L’enjeu le plus délicat reste l’inscription de ces bonnes habitudes dans la durée.

Source : SudOuest-Auteur : Philippe Ménard
p.menard@sudouest.com

Post Metadata

Date
mars 26th, 2009

Author
amy

Tags

Leave a Reply