« J’en avais assez de mettre des produits »
On l’avait presque oublié. L’agriculture biologique, c’est d’abord considérer une vache pour ce qu’elle est : un herbivore. « Pas question de l’alimenter comme un cochon », prévient Martial Lehebel. Installé depuis 1977 à Herbignac, aux confins de la Brière, cet agriculteur a remis les pendules à l’heure il y a déjà dix ans. « J’en avais assez de cultiver du maïs et de mettre des produits phytosanitaires partout », se souvient-il.
Comme tous les exploitants formés dans les années 1970, encouragés par des techniciens eux-mêmes mandatés par le ministère, Martial Lehebel a été « un pur et dur » de l’agriculture intensive. Avant de modifier radicalement ses pratiques. En quelques années, ses vaches ont recommencé à paître dans les champs. Et il a fait évoluer ses mélanges céréaliers : oubliés, les engrais chimiques… Aujourd’hui, à 55 ans, le paysan veut certifier ses pratiques. « J’espère que cela me permettra de transmettre mon exploitation plus facilement. Et d’éviter son démantèlement », précise-t-il….
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