Vivre écolo, c’est bio mais c’est cher
Dans l’alimentation, la construction ou la vie quotidienne, faire appel à des produits écologiques représente un réel surcoût.
Vivre écolo, c’est cher. «Mais ça peut rapporter gros», ajoutent les écologistes ! Le prix Nobel de la paix Al Gore comme Nicolas Hulot nous le serinent, le film « Home » de Yann Artus-Bertrand nous met face à nos responsabilités et Jean-Pierre Coffe en appelle à notre raison : face au réchauffement climatique, face à la pollution des villes et des campagnes, face à la malbouffe, il faut changer nos comportements, nous mettre au « vert» comme l’ambitionne le Grenelle de l’Environnement. Mais vivre vraiment « écolo » n’est pas seulement affaire de volonté, c’est aussi affaire de budget. Entre des produits courants et des produits étiquetés « verts » réduisant notre empreinte environnementale, le surcoût est parfois important et devient même carrément décourageant en période de crise économique. En 2004, près d’un Français sur trois se disait prêt à débourser davantage pour consommer «éco-responsable» ; ils n’étaient plus que 16% en avril dernier selon l’étude Ehnicity. Les Français sont même devenus méfiants face au discours «vert» des entreprises : selon une étude TNS, 50 % estiment qu’il s’agit uniquement de communication d’affichage ; 4 % pensent que les entreprises sont vraiment soucieuses d’environnement. Dans son numéro de janvier de « Stratégie et études » l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), pointe ainsi une « saturation de la communication sur l’environnement. »…
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