L’épineuse affaire de l’huile de palme bio colombienne
On connaît le problème lié à la culture de l’huile de palme: la déforestation massive en Indonésie et son impact sur les orangs-outangs. On connaît moins la polémique autour de l’huile de palme biologique en Colombie. Des agriculteurs et certaines ONG (dont Christian Aid) s’attaquent à Daabon Organic, grand producteur d’huile de palme bio.
Accusé d’avoir acheté de façon obscure Las Pavas, une propriété au nord du pays, d’y avoir expulsé sans ménagement 123 familles et d’avoir déboisé le terrain pour y implanter une palmeraie, Daabon s’est attiré les foudres des médias anglais et allemands.
Ces attaques sont-elles fondées? « Daabon a des liens avec la mafia locale et n’hésite pas à employer la violence pour servir ses intérêts », dénonce Claudia, une ancienne journaliste colombienne installée en France, ajoutant que l’agriculture servirait à « blanchir de l’argent ». Le tout, cautionné par les consommateurs d’huile biologique… c’est-à-dire les Européens. « Cette huile ne mérite pas d’être certifiée biologique. En déboisant, en détournant les rivières, en asséchant les marais, la culture de palme est loin d’être respectueuse de l’environnement », explique-t-elle avant d’affirmer que « les agences de certification sont vendues aux entreprises »….
Lire la suite sur : lexpress.fr